La francophonie en Turquie

Des regards sur la francophonie 
Les élèves de 3A ont été amenés à interroger des personnes turques de leur entourage sur leur apprentissage de la langue française. Ces interviews nous dévoilent un regard extérieur sur la langue et la culture française ainsi que la richesse de cette diffusion du français en Turquie mais aussi à travers le monde. 

Mme Findeling et Mme Atay


Carte de la francophonie. DR

Dans le cadre d’un projet d’Enseignement pratique interdisciplinaire (EPI), intitulé « La cartographie de la francophonie en Turquie », plusieurs matières ont été mises en relation. Premièrement, nos professeurs de géographie et de technologie nous ont organisés par groupes de deux pour travailler sur le thème de la « Cartographie de la Francophonie » sous forme d’interviews. Dans un deuxième temps, notre professeur de français a dirigé nos écrits, le questionnaire et la transcription des interviews. Notre tâche était donc de définir comment se présentait la francophonie en Turquie. À travers la francophonie, nous avons abordé une question de société, la géographie et l’histoire de la Turquie. Enfin, la technologie devait nous aider à dresser la carte numérique de la francophonie. 

Tout d’abord, quatre groupes de six élèves ont préparé des questionnaires, dont deux groupes pour les Français de Turquie et deux groupes pour les Turcs francophones de Turquie. Ensuite, chaque groupe a présenté ses questions en classe de français pour la correction, puis nous avons réalisé deux questionnaires ensemble, destinés aux deux profils de francophones. 
À partir de cette étape, ma camarade et moi avons contacté deux francophones parmi nos relations, nous avons pu les interviewer avec l’application Zoom. Ensuite, nous nous sommes partagés le travail de transcription des deux interviews et de la mise en page en version Word. Pour finir, nous avons consulté notre professeur de français pour la dernière relecture. Plus tard, elle nous a demandé d’obtenir les autorisations de publication auprès des gens que nous avons interrogés afin de les publier dans le journal du collège, Loti News
Nous avons choisi d’une part un Français breton qui vit en Turquie et d’autre part un Turc francophone d’Izmir. Le premier est une relation professionnelle du père de ma camarade et l’autre un ami de son père. Ces deux exemples correspondent aux deux groupes définis par le professeur de géographie et appartiennent à des groupes représentatifs d’un grand nombre des francophones de Turquie, soit français, soit éduqués à l’école française. 

Ce projet nous a permis de réaliser une étude du type de celles sur lesquelles nous nous appuyons pour étudier la géographie. Nous avons pu découvrir la Francophonie et sa répartition en Turquie : les français qui s’installent en Turquie, les Turcs issus de l’immigration qui reviennent en Turquie, le français du tourisme et une population éduquée dans la langue et la culture française par tradition. Nous avons appris à mener une enquête et à la transcrire à l’écrit. Enfin, contacter des gens sans les connaître nous a projeté dans le monde adulte et professionnel. Cette expérience nous a responsabilisés. 
La mise en commun des disciplines crée des liens d’apprentissage qui sont intéressants. Par exemple, le travail de groupe, le français dans le domaine de l’enquête, la technologie pour représenter une carte, la géographie pour aborder l’histoire… 

Emir Biçaço, 3A

Carte de la francophonie. DR

Interview de Kerim Besimzade, turc francophone 

– Pourquoi avez-vous choisi d’apprendre la langue française ?
La vérité c’est que je n’ai pas choisi d’apprendre la langue française ; en effet, comme mes grands-parents sont belges et que mes parents sont francophones, à la maison, nous communiquions en français.
– À quel âge et où avez-vous commencé à maîtriser le français ? Si vous avez appris le français dans votre jeunesse, dans quel établissement l’avez-vous appris ?
J’ai commencé à maîtriser la langue dès mon enfance. Puis, je l’ai continuée au lycée Saint-Joseph à Izmir.
– La langue française est-elle compliquée à apprendre ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées lorsque vous avez appris le français ?
Oui, la langue française est assez difficile, surtout à l’écrit où je rencontrais des difficultés. Même aujourd’hui, j’en ai encore.
– Dans votre vie, avez-vous visité un pays francophone pour améliorer votre niveau de français ?
Oui, je suis allé pour la première fois en Belgique à 33 ans afin d’améliorer mon niveau de français.
– Utilisez-vous le français au quotidien ? Si oui, à quel moment ?
Je pratique le français avec ma famille (mes grands-parents, ma femme, mes enfants, mes parents…). Je ne pensais pas que le français me servirait au travail, mais depuis que j’ai commencé à travailler avec l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, je l’utilise souvent.
– Avez-vous déjà essayé de transmettre vos connaissances sur la culture française à votre entourage ?
Oui, grâce à mon père qui a aussi étudié au lycée Saint-Joseph d’Izmir, j’ai transmis mes connaissances à mes enfants qui ont aussi étudié là-bas.
– Avez-vous demandé la nationalité française ? Si oui, pourquoi ? Si non, envisagez-vous de la demander plus tard ?
Je n’ai pas pensé à déménager en France ou à l’étranger donc je n’ai pas demandé la nationalité française et je n’envisage pas de la demander.

Interview réalisé par Emir Biçaço et Zeynep Yalamanoglu, 3A


Interview avec Monsieur Pierre Gentric, francophone

– Quand êtes-vous arrivé en Turquie ?
Je suis arrivé en Turquie pour travailler en 2002 mais je connaissais la Turquie depuis 1988 parce que j’étais déjà venu en Turquie six fois en camping-car. J’ai beaucoup aimé ce pays. C’est pourquoi, en 2002, quand on m’a proposé d’y travailler, j’ai accepté.
– De quel pays êtes-vous originaire ?
Je suis français, mais plus précisément breton. 
– Pouvez-vous nous expliquer la raison pour laquelle vous vous êtes installé en Turquie ?
Je suis venu pour le travail, mais pas seulement, car en réalité, quand j’ai décidé de m’installer en Turquie, au même moment, j’avais reçu une proposition pour aller travailler dans une université au Canada. Je devais partir à Toronto mais, au même moment, alors que j’avais accepté d’aller au Canada, j’ai trouvé une annonce qui recherchait des professeurs pour enseigner dans des établissements bilingues et francophones en Turquie. Comme j’aimais beaucoup ce pays, finalement, la Turquie l’a emporté par rapport au Canada et je suis venu pour travailler, mais surtout, parce que j’aimais beaucoup les habitants de ce pays.
– Quel métier exercez-vous à présent ?
Normalement, je suis professeur de français, de cinéma et de communication de formation. Mais à présent, je suis directeur d’un lycée bilingue, francophone, le Lycée Français Saint Benoît.
– Quels sentiments avez-vous éprouvé lorsque vous êtes arrivé dans ce nouveau pays ?
C’est une question assez intéressante, parce qu’il y a deux sentiments totalement différents. Le premier sentiment est né à ma première visite en Turquie en 1988. Comme j’étais venu comme touriste, à ce moment-là j’ai découvert la richesse culturelle, la dimension patrimoniale de la Turquie avec ce berceau de la civilisation qu’elle représente. En fait, toutes les civilisations sont passées par la Turquie, et si j’étais venu en 1988 pour la première fois en Turquie, c’est parce qu’elle est un pays très exceptionnel au niveau de l’histoire et du patrimoine. Ensuite, quand j’y suis revenu en 2002 pour travailler, c’était autre chose ; j’étais venu avec un autre état d’esprit, j’étais venu avec l’idée de m’installer pour quelques années en Turquie. Mais dans les deux situations, la première situation comme la deuxième, ce qui m’a le plus marqué et ce qui me marque le plus, encore aujourd’hui, en Turquie, c’est l’accueil du peuple Turc par rapport à celui qui arrive de l’étranger. Je trouve que c’est un pays qui est capable d’accueillir très bien et de s’intéresser beaucoup aux autres. Ce sentiment de l’altérité, ce sentiment d’accepter l’autre dans son pays et de vouloir l’aider est très important pour moi.
La deuxième chose qui est très importante, et ce que je ressens en Turquie, c’est cette générosité et cette volonté de toujours rendre service. Il y a quelque chose de très différent entre l’esprit européen et l’esprit turc, je dirais : quand vous demandez à un européen « comment ça va ? », en général, il ne va pas bien. Alors que quand vous demandez à un turc comment va la vie, c’est toujours très bien, pas de problème, la vie est belle, il n’y a pas de souci… Il y a un optimisme très fort en Turquie et c’est pourquoi j’ai voulu rester ici ; il y a une pulsion de vie très importante. Je crois que le plus important, c’est cette pulsion. Certaines personnes ont des pulsions noires, une manière négative de voir les choses ; en Turquie, il y a une pulsion de vie, il y a cette croyance au lendemain. 

– Connaissez-vous d’autres francophones en Turquie et quels sont vos liens avec eux ?
Oui, bien sûr, étant donné que je suis directeur d’un établissement scolaire, j’ai des relations évidemment avec l’équipe des professeurs et puis j’ai aussi des relations avec les services culturels, les partenaires universitaires et les partenaires professionnels. 
– Quelle langue utilisez-vous avec les non-francophones ?
Alors, j’utilise le Tarzanca, c’est-à-dire que c’est mon turc à moi, c’est le niveau B1 du DELF à peu près. J’utilise le turc le plus possible mais j’utilise l’anglais aussi. Mais je vais vous dire un secret : quand je parle turc et que quelqu’un me répond en anglais, je suis très vexé parce que ça veut dire qu’il comprend vraiment que je ne suis pas un Turc et qu’il vaut mieux me répondre en anglais. Mais comme je vis en Turquie, je suis très respectueux envers ce pays et quand on est respectueux envers un pays, on doit essayer de parler la langue. Même si on a du mal, je pense qu’on doit essayer ; ce n’est pas aux autres de s’adapter à moi, c’est à moi de m’adapter aux autres car je suis en quelque sorte un invité dans ce pays. Et si je ne parle pas très bien, c’est à cause de ma paresse.
– Avez-vous un lien familial avec la Turquie ?  Aimez-vous la Turquie ?
Oui, mon épouse est turque, donc nous sommes mariés. J’ai un lien marital avec la Turquie mais surtout un lien affectif avec ce pays parce que, dans ma famille, mon grand-père maternel a vécu après la première guerre mondiale à Istanbul, au pied de la tour de Galata, pendant cinq ans et il n’était pas marié à l’époque, c’était un militaire. Donc, j’ai à la fois un lien affectif et un lien familial avec la Turquie. Mon fils a été un élève de Pierre Loti, il avait 11 ans quand il est arrivé en Turquie, il a eu son Baccalauréat… Mon fils aussi a un lien très fort avec la Turquie parce qu’il a vécu ses plus belles années en Turquie c’est-à-dire son adolescence.
– Quel est votre plat traditionnel préféré en Turquie ?
Ah mon dieu ! Il y en a beaucoup mais il y en a un dont je vais parler parce que j’ai préparé mon entretien quand même ! Alors, il y en a un que j’aime beaucoup qui s’appelle Hünkar Beğendi. Vous savez pourquoi j’aime bien ce plat ? D’abord, c’est parce que c’est délicieux. Et puis, en même temps, je me suis intéressé à la culture et à l’histoire de ce plat. C’est très intéressant car c’est un plat à la fois turc et français : en fait le sultan Abdülaziz et Napoléon III ont vécu à la même époque et ils se sont rencontrés. Abdülaziz est venu en France avec ses cuisiniers qui ont vu ceux de Napoléon III préparer un plat avec de la sauce béchamel. Le cuisinier turc était très intrigué par la sauce béchamel que faisait le cuisinier français ; sur les aubergines braisées qu’il avait préparées, il s’est dit « Tiens, nous on aime bien les aubergines et les français ont une drôle de sauce ; cette sauce béchamel, je vais la mettre sur les aubergines braisées ! » donc il l’a mise, il l’a présentée au sultan qui a regardé ce plat d’une drôle de façon, puis il l’a goûté et Sultan beğendi qui signifie « le Sultan a aimé » en turc est devenu Hünkar Beğendi.
Donc, en fait c’est amusant car j’aime le plat de manière gastronomique mais j’aime aussi le plat car il y a une histoire franco-turque derrière. Mais j’adore surtout les mezze. 

– Comment a évolué votre turc depuis votre arrivée en Turquie ?
Ma langue turque ? Je pense que c’est la particularité de tous les étrangers : pour dire « comment ça va ? », pour dire « il fait beau », pour dire « tout va bien », tout le monde peut dire ça, c’est le niveau premier du langage, pour dire des choses simples. C’est facile mais, par exemple, j’aime bien la philosophie, l’histoire, la politique et c’est beaucoup plus compliqué de parler de philosophie, d’histoire, de culture artistique parce que le langage est différent, ce n’est plus le sens premier de la langue qui compte, c’est le sens second, on entre dans l’abstrait ; quand on parle du concret, c’est simple, quand on parle de notions abstraites c’est plus compliqué et pourtant le peuple turc aime bien parler de football, de la météo, de l’argent mais ils aiment bien aussi parler de la philosophie, de l’histoire, de politique, de religion et parfois, j’ai envie d’engager ces conversations-là, mais c’est compliqué parce que les mots me manquent, parce que c’est beaucoup plus conceptuel comme langage donc mon niveau de turc est insuffisant, comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est DELF B1, mais je vais progresser.
– Qu’est-ce qui différencie la Turquie de votre ancien pays ? 
Alors, comme je l’ai dit, les européens sont très rationnels, très cartésiens, très structurés, très organisés, parfois très froids dans l’organisation parce que tout est très méthodique. En Turquie, parfois on a l’impression qu’il y a un gros chaos, qu’il y a une désorganisation mais au bout du compte, on arrive toujours à avoir des organisations qui fonctionnent. L’approche de l’organisation n’est pas la même mais ceci fonctionne. En fait ce qui différencie la Turquie de mon pays c’est que pour nous, les Français ou les Européens, la règle c’est la ligne droite. On va tout droit. Je dirais que la Turquie c’est la circonvolution ; c’est une forme d’arabesque comme une danse alors que les Européens sont assez rectilignes. Un français est très abrupt, il dit des choses brutalement parfois. En Turquie, on prend du temps pour dire des choses, on ne les dit pas directement. Très souvent, la chose la plus importante vient à la fin. Alors qu’en France, quand on a quelque chose d’important, on le dit tout de suite. La France est un univers un peu rectiligne, rigoureux ; la Turquie est plus dans la rondeur, la circonvolution et la rhétorique est différente.
– Quel est votre monument historique préféré ?
Récemment, j’ai été marqué par [la cité antique] Aphrodisias, elle m’a séduit parce que d’abord c’est un exemple de cité très bien organisé et elle est dédiée au culte d’Aphrodite. Ce qui est intéressant, c’est que l’Aphrodite helléniste (pour les grecs), c’est la déesse de l’amour et la déesse de la beauté mais elle est, en même temps, pour la Turquie, la fertilité anatolienne et donc Aphrodisias, c’est un mélange de fertilité anatolienne, de beauté et d’amour grec. J’aime beaucoup cette cité parce qu’elle me semble très bien organisée et pour moi, Aphrodisias représente un nom magique.
– Avez-vous visité d’autres villes en Turquie ?
Oui, bien sûr. En 1988, je suis venu pour deux mois en Turquie en camping-car comme je vous ai dit. Après ces vacances, je suis revenu six fois en Turquie et à chaque fois, je me suis fixé une région à découvrir. Nous avons commencé par Istanbul, ensuite la Cappadoce et, l’année suivante, nous sommes allés à la Mer Noire puis nous avons découvert toutes les frontières de l’est. J’ai visité presque toutes les villes mais c’était il y a trente ans.
– Voulez-vous rester en Turquie ?
Ça fait 20 ans que je suis en Turquie et ce qui est intéressant, c’est qu’en général, les français ou les étrangers disent toujours « Ah je suis rentré en France, et vous Monsieur Gentric, vous êtes rentré en France pendant les vacances ? » et en fait, moi maintenant je pense que quand je suis en France, je vais rentrer en Turquie. C’est à dire que la Turquie est devenue mon pays en quelque sorte. Je suis marié, mon épouse est turque, j’y vis depuis vingt ans et rien ne me manque en Turquie, absolument rien, donc je n’ai pas l’intention dans l’avenir, aujourd’hui en tout cas, de m’installer en dehors de la Turquie ou d’aller en France, ou « de rentrer en France » comme le disent les français.  

Emir Biçaço et Zeynep Yalamanoglu, 3A


Interview d’un Turc francophone

– Pourquoi avez-vous choisi d’apprendre la langue française ?
J’ai choisi d’apprendre le français car j’étais inspiré par ma sœur qui étudiait au lycée de Galatasaray.
– À quel âge avez-vous commencé à maîtriser le français ?
J’ai commencé à maîtriser le français quand j’avais 12-13 ans. Je l’ai totalement maîtrisé quand j’avais 14 ans au lycée de Galatasaray (en 7ème à l’époque).
– Où avez-vous appris le français ? Si vous avez appris le français dans votre jeunesse, dans quel établissement l’avez-vous appris ?
J’ai appris le français au lycée de Galatasaray.
– La langue française est-elle compliquée à apprendre ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées lorsque vous avez appris le français ?
Pour un turc, la structure de la langue française est complètement différente. Le français demande beaucoup plus d’attention pour formuler ses phrases, choisir des mots. Le genre des mots m’a aussi posé des problèmes pour choisir des déterminants spécifiques.
– Dans votre vie, avez-vous visité un pays francophone pour améliorer votre niveau de français ?
Je n’ai pas fait de visites dans le but d’améliorer mon niveau de langue. Mais j’ai fait des visites touristiques dans des pays francophones.
– Quels sont les avantages à connaître la langue et la culture française en Turquie ?
La langue française permet aux gens de penser, parler, de s’exprimer de façon plus structurée, plus précise et réfléchie, la langue française demande plus d’observation et plus de réflexion. Grâce au français, on se trouve dans un monde dont les portes sont ouvertes sur la découverte.
– Utilisez-vous le français au quotidien ? si oui à quel moment ?
Je parle en français presque tous les jours. Je parle avec ma famille, mes enfants, pour communiquer avec des amis… Mais je ne parle presque jamais en français dans des pays non francophones.
– La culture française vous intéresse-t-elle et que vous a-t-elle apporté ?
La philosophie française m’a toujours paru très intéressante, j’ai remarqué qu’il faut toujours convaincre un français pour lui faire faire quelque chose. C’est ce qui m’a construit. La musique et la littérature française sont l’expression d’une culture universelle pour moi, ainsi que la cuisine. 
La culture française doit être nourrie et appréciée. Pour cela, je pense qu’elle devrait être plus représentée dans le monde. 

– Avez-vous déjà essayé de transmettre vos connaissances sur la culture française à votre entourage ?
Pour être honnête, je ne m’en rappelle pas autant, j’ai probablement transmis des informations sans le savoir dans des pays étrangers.
– Avez-vous pensé à déménager en France ? ou à l’étranger ?
Non, je n’ai pas de plans comme ça pour le moment.
– Avez-vous demandé la nationalité française ? Si oui, pourquoi ? Si non, envisagez-vous de la demander plus tard ?
J’ai la nationalité de mon pays depuis assez longtemps. En habitant dans un pays où on a construit notre vie, je pense que c’est important d’en avoir la nationalité. Je pense aussi que c’est une responsabilité.

Ceren Eliaçik et Efe Sinangil, 3A


Interview d’une personne turque vivant en Suisse

– Pourquoi avez-vous choisi d’apprendre la langue française ?
J’ai commencé à apprendre le français à l’école, au lycée. J’étais plutôt intéressé par la culture française. J’étais aussi influencé par mon grand frère qui avait commencé à maîtriser cette langue.
– À quel âge avez-vous commencé à maîtriser le français ?
J’ai commencé à maîtriser le français quand j’avais 25 ans. A cette époque-là, j’avais fini mes études dans une université française, après, j’ai commencé à prendre des cours privés au consulat de France, ce qui m’a permis de perfectionner mon français.
– Où avez-vous appris le français ? Si vous avez appris le français dans votre jeunesse, dans quel établissement l’avez-vous appris ?
J’ai appris le français dans un lycée en Turquie.  Il se nommait High school (l’école anglaise d’Istanbul) et il y avait l’option de prendre la langue française facultativement.
J’ai appris le français aussi au lycée de Galatasaray.

– La langue française est-elle compliquée à apprendre ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées lorsque vous avez appris le français ?
Je maîtrisais le turc et je parlais en anglais avant de prendre l’option de la langue française dans mon établissement. Le point commun entre ces deux langues est qu’il n’y a pas de genre dans les noms. Pour cela, apprendre les genres des mots, et apprendre les déterminants qui dépendent des genres et du nombre de chaque nom m’a posé problème pour apprendre le français.
– Dans votre vie, avez-vous visité un pays francophone pour améliorer votre niveau de français ?
J’ai fait mon master dans un pays francophone. Les cours étaient en français aussi. En suivant les cours en français, j’ai quasiment maîtrisé le français.
– Utilisez-vous le français au quotidien ? si oui à quel moment ?
Oui je parle en français comme si c’est ma langue natale. Pour le travail, pour communiquer avec mes amis, pour parler avec mes enfants… Cette langue est devenue ma deuxième langue.
– La culture française vous intéresse-t-elle et que vous a-t-elle apporté ?
Le cinéma et la littérature française m’a toujours intéressé. Cela m’a permis de changer ma manière de penser dans un aspect plus spécifique et précis.
– Avez-vous déjà essayé de transmettre vos connaissances sur la culture française à votre entourage ?
Je n’ai jamais pensé à cela auparavant. Mais je suis quasiment sûr que j’ai transmis des informations à mon entourage en parlant.
– Avez-vous pensé à déménager en France ? ou à l’étranger ?
Je n’ai pas de plans pour cela maintenant. Mais peut-être pour ma retraite, je pourrai retourner en Turquie
– Avez-vous demandé la nationalité de votre pays (Suisse) ? Si oui, pourquoi ? Si non, envisagez-vous de la demander plus tard ?
J’ai demandé la nationalité suisse après quelques années quand j’ai déménagé, pour être bien intégré dans la société.

Ceren Eliacik et Efe Sinangil, 3A

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