Spina Saeva (7)

Couverture originale de Spina Saeva. © Doga Baklacioglu et Lina Guinard

CHAPITRE 5

A travers le hublot, je pouvais apercevoir le soleil dans toute sa splendeur. Ses lueurs dorées illuminaient le ciel. En penchant quelque peu la tête, une grande ville fit son apparition, les gratte-ciels d’une hauteur à couper le souffle, ces voitures par milliers.  Pourtant, ceci n’était pas un rêve mais une réalité. J’étais dans un avion avec ma bien-aimée, Jacinthe, prêt à atterrir à Montréal. Nous voulions tous les deux étudier là-bas. Je rêvais d’être entrepreneur, et elle médecin.

Nous prîmes un taxi en direction de notre nouvel appartement, à travers la vitre nous pouvions voir les cafés, les magasins. Les rues grouillaient de monde. La végétation omniprésente m’intriguait beaucoup. Dans chaque rue, un parc était présent. Nous arrivâmes dans notre logement, celui-ci était charmant, très lumineux et déjà meublé. Il comportait deux chambres et un gigantesque balcon avec une vue inimaginable sur cette ville contemporaine. Je sentais que Jacinthe et moi allions vivre les plus belles années de notre vie. Je pensais depuis toujours que la vie n’était que des obstacles parfois infranchissables et  des moments de bonheur. Mes pensées étaient fausses depuis le début car même si la vie était parfois tumultueuse, elle finissait toujours par nous sourire. Ce qui était vrai, car je nageais en plein bonheur.

Le lendemain, nous avions tous les deux rendez-vous pour une visite et quelques papiers à remplir pour notre université. Bien évidemment, Jacinthe et moi n’allions pas aller dans la même université mais, par chance, elles n’étaient pas très loin l’une de l’autre. La mienne était grande, de grands bâtiments couleur crème  avec un magnifique parc, beaucoup de végétation. De grands amphithéâtres, une bibliothèque. C’était incroyable ! J’avais en tout quatre années à passer dans cette université.  

Il ne nous restait plus que deux semaines de vacances. La météo n’était pas très favorable. Ici, nous n’étions encore qu’en août et les températures commençaient déjà à se rafraîchir. Un matin, une lettre arriva chez nous. Quelle surprise ! Nous ne pensions pas en recevoir aussi rapidement. Cette lettre venait de la sœur de Jacinthe, elle ne m’avait jamais dit qu’elle avait une sœur, qui habitait également à Montréal. Je vous lis ce qui était écrit.

Bonjour Jacinthe, bonjour Zalim,
J’espère que vous allez bien et que votre nouvelle vie vous plaît ici.
J’habite également à Montréal et je vous invite le mardi 25 août à 19h  à venir dîner chez nous.
Je vous embrasse fort
Aurore

Je sentis dans sa lettre une certaine froideur mais elle voulait bien faire. Des membres de notre famille habitaient ici, c’était formidable !

Mardi 25 août, comme prévu, nous étions devant la porte de la maison d’Aurore. Lorsqu’elle fit son apparition, elle était éblouissante. Ses cheveux d’un châtain très clair, des yeux bleu profond dans lesquels transparaissait sa bienveillance, sa joie. Elle habitait dans un grand manoir luxueux avec son mari. Dans la salle à manger, un lustre en or trônait au-dessus de nos têtes. Jamais je n’étais entré dans une maison pareille. Nous discutâmes, en savourant chaque bouchée des plats proposés. C’était délicieux.

Lina Guinard et Doga Baklacioglu, 4A

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