Une nouvelle ville pour une nouvelle vie (2)

© Elif Orhan, Meryem Seyhanli et Deniz Bendes, 4A

CHAPITRE 2

Cela faisait un mois que nous avions déménagé à Istanbul. Ma professeure principale, Mme Atay, organisait une réunion parents-professeur pour la fin du premier trimestre. Je ne me sentais pas bien et j’étais un peu stressée. Quand nous arrivâmes, la surveillante nous accueillit jusqu’au primaire. Ma classe principale était normalement dans le bloc E, dans le lycée. Quand la réunion eut commencé, j’avais eu envie d’aller aux toilettes mais je ne savais pas où aller car je venais pour la première fois dans une classe de CM2. J’étais venue dans la cour pour la première fois quand Emir m’avait fait visiter l’école, mais nous ne pouvions pas aller dans la partie primaire.

Les immeubles étaient de plusieurs étages, j’avais peur de me perdre. Il y avait de nombreux couloirs et je ne savais pas dans lequel entrer. J’essayai de trouver les toilettes pendant un moment, mais je compris que je ne trouverais pas, alors j’avais décidé de retourner à côté de mes parents. 

Sur le chemin du retour, je vis Emir en train de rentrer dans une pièce, je le suivis jusqu’à ce que j’arrive dans une salle sombre qui se trouvait à côté de la classe CM1B. J’allai au fond de la pièce et je ne vis plus rien autour de moi. Je crus que la lumière était éteinte puis je cherchai l’interrupteur pour allumer la lumière. Je levai les mains et je sentis une très grande chaleur. Je compris que les lumières étaient allumées alors j’étais terrorisée car je ne voyais plus rien.
Je voulus sortir de cette pièce pour rejoindre mes parents. J’essayai de retrouver la porte. Je pleurais et je criais « EMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIR » avec un dernier espoir de le retrouver. Je remarquai que je n’entendais plus ma voix. Je crus que j’étais dans un cauchemar et je tremblai. Pour m’assurer que ma voix n’avait pas disparu, je mis ma main sur mes cordes vocales, elles tremblaient… alors je compris que j’étais devenue sourde…
J’étais terrifiée. Je cherchai un moyen de sortir de la pièce, mais mes efforts n’étaient pas concluants. J’étais désespérée, je sentais que quelqu’un soufflait dans mon oreille gauche, j’étais effrayée de ne pas entendre ce qu’il disait, je ne pouvais pas voir ce qui se passait. Je sentis quelque chose me toucher. Il ne m’avait pas fallu longtemps pour réaliser que les choses qui me touchaient n’étaient pas des mains humaines, elles me tiraient les bras pour essayer de comprendre ce que j’étais. J’étais tellement paniquée et effrayée que j’essayais constamment de leur échapper. C’était comme s’ils disaient incessamment quelque chose à mes oreilles, mais je ne pouvais pas l’entendre. J’essayai de garder mon sang froid, mais je tremblais et pleurais de peur. J’essayais toujours d’appeler ma famille et Emir, mais je n’entendais même pas ma voix. Je sentis une chaleur s’approcher de moi. Je tremblai de peur, tous mes muscles se contractèrent.

Soudain, quelque chose posa sa main sur mon épaule, c’était une main humaine ! j’étais très heureuse ! Enfin, quelqu’un pouvait me sortir de ce cauchemar. Il me tira dans tous les sens. Je craignais que cette personne ne veuille pas me sauver de cette situation et soudain, il me tira vers un chemin puis partit. Je me relevai et commençai à marcher pour trouver la sortie. Puis, tout d’un coup, mes yeux furent éblouis par le soleil. 

Je pouvais voir ! Et je pouvais entendre ! Le sentiment de pouvoir entendre à nouveau les oiseaux chanter me fit pleurer. Même les sons de voitures que je n’aimais pas furent joyeux à entendre. Puis quand je regardai devant moi, je vis Emir. 
Quand je voulus lui parler, il commença à s’éloigner de moi sans même me dire un seul mot. Mais je remarquai quelque chose sur sa main, c’était une blessure. La paume de sa main semblait avoir pris un coup de couteau, mais sa situation semblait grave. Je voulais lui demander ce qui s’était passé. Mais c’était comme si mes pieds étaient cloués au sol.
Je criai, mais il ne fit pas demi-tour. J’entendis un bruit derrière moi : « Julie pourquoi tu cries, il n’y a personne ! ». J’étais heureuse de voir ma mère. J’étais tellement soulagée que je me mis à pleurer et à me souvenir de ce que je venais de vivre. Je lui avais raconté tout ce qui s’était passé. J’espérais qu’elle me croirait, mais quand je lui eus tout expliqué, elle  éclata de rire :
– Julie, tu sais à quel point c’est ridicule ?
Je le savais. Je savais qu’elle ne me croirait pas. Je lui avais proposé de vérifier la chambre. Ma mère semblait un peu terrifiée mais elle avait accepté. J’étais très nerveuse quand nous y allâmes et j’étais prête à revivre les mêmes choses.
Mais ma mère s’était rendu compte que j’étais nerveuse aussi et elle m’avait serré la main. Nous entrâmes dans la pièce, il n’y avait que du matériel de sport. J’étais détendue et je commençai à douter de ce que j’avais vécu. Je pensai alors que ce que j’avais vu avait été causé par le stress.

Le lendemain, quand j’allai à l’école, immédiatement je commençai à chercher Emir. Mais il ne vint qu’à la deuxième heure de cours. Il dit à Mme Atay qu’il s’était accidentellement coupé la main avec un couteau, qu’il était allé à l’hôpital pour changer le bandage. Je n’en croyais pas mes yeux, parce que la blessure d’Emir était la même que celle que j’avais vue.
Peut-être que ce qui s’était passé n’était pas un cauchemar, mais la réalité…

Elif Orhan, Meryem Seyhanli et Deniz Bendes, 4A

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