« Et ils meurent tous les deux à la fin » d’Adam Silvera

Que feriez-vous s’il ne vous restait qu’un jour à vivre ?

Résumé : 

Mateo et Rufus, âgés de 18 et 17 ans, sont des étrangers l’un pour l’autre lorsque retentit la sonnerie. Death-Cast est un service apparu il y a sept ans. Il annonce aux personnes concernées qu’elles vont mourir dans la journée. Ça leur laisse le temps de dire adieu à ceux qu’elles aiment et de vivre ce qu’elles se sont promis de faire un jour sans s’en accorder le temps. « Nous sommes au regret de vous informer que vous allez être frappé par une mort prématurée dans les prochaines vingt-quatre heures. Toute l’équipe de Death-Cast est sincèrement désolée de vous perdre. Vivez pleinement cette journée, ok ? ». Tous deux à la recherche d’un ami pour passer ce jour final, ils décident d’utiliser l’application « Le dernier ami ». Grâce à elle, Rufus et Mateo vont se rencontrer pour une ultime grande aventure : vivre toute une vie en une seule journée.

Mon Avis :

Au moment où j’ai lu le titre de ce livre, je savais que j’allais aimer ce roman, et la suite m’a donné raison. C’était peut être le fait que la mort, le sujet le plus sombre et effrayant possible, était représentée sans aucune trace d’horreur, ou alors l’attachement que le lecteur éprouve pour les personnages, ou même l’écriture si simple et pourtant si efficace. Quoi qu’il en soit, je recommande fortement ce livre si vous aimez les récits d’aventure ou si vous cherchez tout simplement une histoire aussi attachante qu’émouvante.

« Je pense sincèrement qu’on devrait commencer à vivre notre vie le plus tôt possible. » C’est ce qu’écrit Adam Silvera en préface à ce roman, et après avoir terminé le récit vous comprenez exactement de quoi il parle. Avec un titre à la fois si mystérieux et pourtant relativement précis, on ne sait pas à quoi s’attendre. Au fur et à mesure que l’on découvre les personnages en avançant dans la journée, il devient impossible de ne pas penser à sa propre vie. Mateo et Rufus sont, en effet, aux antipodes. Mateo, tellement prudent et peureux, réalise qu’il a raté des occasions de vivre réellement. Il vit dans sa bulle et manque d’assurance mais est, au-delà de ça, un garçon profondément généreux et bienveillant. Quant à Rufus, c’est un personnage qui a déjà fait connaissance avec la mort suite à celle de sa sœur et de ses parents, un garçon plutôt rebelle et impulsif. Ces deux personnages très différents et pourtant complémentaires ont 24 heures pour se confier leurs peurs, déceptions, erreurs et vous commencez inévitablement à aimer l’équilibre que les deux forment.

Dans le rythme lent de la lecture, dont l’histoire entière prend place en 24 heures, on suit le déroulement de l’histoire au travers de chapitres courts et des points de vue non seulement des deux garçons et de leurs entourages, mais aussi d’inconnus. Parmi ceux-ci, certains vont mourir ce jour-là, d’autres vont défier la mort ou seront confrontés à la mort de leurs proches. Lorsque l’on lit le récit de Mateo et Rufus, nous commençons à questionner notre propre vie, nos actions et leurs conséquences, et notre façon de faire face à la vie. On se met à leurs places : que feriez-vous si vous aviez un dernier jour à vivre, ou bien que feriez-vous si vous vous réveilliez sachant que vous n’allez pas mourir ce jour-là ?

Defne Aren, 5B

4 réflexions sur “« Et ils meurent tous les deux à la fin » d’Adam Silvera

  1. Tout à fait d’accord avec Lauranil, j’ai très envie d’emprunter ce livre au CDI après avoir lu l’article de Defne Aren !
    Valérie Mando, BCD Beyoglu

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