Une nouvelle ville pour une nouvelle vie (6 et fin)

© Elif Orhan, Meryem Seyhanli et Deniz Bendes, 4A

CHAPITRE 6

Le lendemain, quand j’arrivai à l’école, je vis Léo qui semblait m’attendre. Il s’approcha de moi et me demanda si nous pouvions parler. Nous avions un endroit tranquille dans la cour.
« Écoute, Julie, je veux faire la paix avec toi, mais je veux que tu saches que je te vois toujours plus qu’une simple amie. Je veux dire, je sais que je ne t’ai jamais dit ça en face, mais je sais que tu as remarqué » dit Léo.
– J’adorerais me réconcilier avec toi parce que tu es un super ami, et j’ai déjà un petit ami, mais c’est normal qu’il y ait une relation avec toi. »
Il semblait un peu contrarié. Il m’aimait, et je lui disais que j’avais un petit ami en pensant qu’il était juste un ami pour moi. Cela aurait dû être déchirant. Je ne voulais même pas penser qu’Emir m’aurait rejeté comme ça. Mais j’étais soulagée. Après tout, Emir et moi étions en couple.
« Je n’arrive pas à croire que tu aies accepté d’être amie avec moi, même si je t’aime, mais je suis content que je puisse toujours être ton ami », avait dit Léo avec un petit sourire sur son visage.

Ma journée s’était très bien passée sans aucun problème. Mais quand je rentrai à la maison, j’avais eu la même nouvelle que quelques mois plus tôt :
« Nous déménageons. » avait dit mon père.
On retournait en France. J’aurais dû être heureuse de retrouver mes amis, mais qu’est-ce que je devais dire à Emir ? Étais-je censée rompre avec lui ? J’allai directement dans ma chambre et j’avais commencé à pleurer. Je ne me souciais pas de la raison pour laquelle nous devions déménager. J’avais enfin pu m’intégrer à Istanbul. C’était la première fois que j’avais un petit ami, et je l’aimais tellement. Je me sentais vraiment heureuse avec Emir. Mais maintenant, je retournai à ma vie ennuyeuse et malheureuse. Je ne pouvais plus voir Emir. Je ne savais même pas qu’il existait quelques mois plus tôt, mais j’avais l’impression que je ne pouvais plus vivre sans lui. Je devais rompre avec lui, sans lui briser le cœur. 

Le lendemain, je m’étais préparée pour rompre avec Emir, mais je n’avais pas eu le courage de lui parler quand je l’avais vu. Nous étions censés déménager à la fin du mois, et je pensais que je lui dirais plus tard parce que je ne voulais pas le perdre tout de suite.
Pendant deux semaines je ne lui dis rien. Mais nous avions dû commencer le déménagement. C’était le dernier jour où j’allais à l’école à Tarabya, et je devais l’avouer à Emir avant de le quitter. Je dis à Emir que je devais lui parler après l’école. A la sortie, je lui dis :
« Je suis désolé Emir, mais je dois te quitter, ne te méprends pas, je t’aime vraiment, mais on rentre en France, je déménage… »
Je commençai à pleurer. Je ne voulais vraiment pas le quitter, mais je n’avais pas le choix. Emir ne dit rien mais je pouvais voir sur son visage la confusion, la tristesse et la colère. Il fronça les sourcils et s’exclama :
« Tu veux juste rompre avec moi, j’ai compris ton jeu, tu ne m’as jamais aimé, tu aimes Léo n’est-ce pas ? »
J’aurais aimé pouvoir dire que je ne lui avais pas avoué pour ne pas le rendre malheureux, mais je n’avais pas pu.
« Non ! Leo est juste un ami, comment tu peux croire que je te quitterais pour lui. Je suis désolé que notre relation soit terminée ainsi, tu ne me reverras pas de toute façon. »
Je m’étais retournée et étais partie. Je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer, mais il n’y avait rien à faire. Je rentrai à la maison et je pris les dernières boîtes qui étaient dans ma chambre.

Lorsque nous étions rentrés en France, notre famille nous avait accueilli. Le jour de mon arrivée, mes amis étaient immédiatement venus me rendre visite. Je leur avais expliqué ce qui s’était passé en Turquie. Mais quand j’étais retourné à l’école, rien n’avait vraiment changé. J’étais de retour dans ma vie normale.

Je n’aurais jamais pensé retrouver mon journal intime, me rappeler de ces souvenirs me faisait mal, car oublier Emir avait été très difficile pour moi. Je ne pensais plus à Emir depuis longtemps, et quand j’avais relu ce journal, je m’étais souvenu à quel point je l’aimais à l’époque.

FIN

Elif Orhan, Meryem Seyhanli et Deniz  Bendes, 4A

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