Deux mondes à part (7 et à suivre…)

© Basmala Al Kabra, Azra Sayilir et Joelle Sevik, 4A

CHAPITRE 7

le coup… De feu !
J’allai chez mon père pour lui parler à propos de cette l’expérience incroyable que j’avais vécu à Grenade mais lorsque je rentrai à la maison, je vis Su-Bong qui m’attendait impatiemment devant le bureau où l’ordinateur y était allumé et il dit :
« Elsy !
Je répondis :
– Hé ! Papa est dans son bureau ?
– Il est sorti.
– Où est-il parti ?
– Je ne sais pas. Il a pris ses affaires et il est sorti, il a même pris l’ordinateur. Il m’a viré, il m’a soudain dit de partir. Je ne peux pas arrêter de penser que c’est étrange, je crois que M. Hamiyeh m’a viré car je t’ai dit qu’Arthur allait mourir. Mais ça voudrait dire que cette femme… c’est toi ! Je t’ai dit que Arthur allait mourir, alors tu es entrée dans la bande dessinée, tu l’as sauvé et tu es ressortie. Oui. Mais ça n’a aucun sens ! Ça n’a aucun sens mais ça en a ! »

Puis soudain, j’ouvris ma valise et je tirai de celle-ci la robe que j’avais choisie dans le magasin de la BD et Su-Bong me fixa choqué en disant d’un ton tremblant :
« C’est…
Je dis :
– Su-Bong, écoute-moi bien, tu sais combien coute cette robe ? Plus de 760 000 livres libanaises, j’aurais acheté ça avec mon propre argent ?
Il me fit « non » d’un signe de tête et je continuai.
– C’est ça, alors qui achèterait cette robe extrêmement chère sans aucun problème ?
– Arth… Professeur Thiery ?
– Quoi ?
– Ton père ?
Je soupirai.
– Arth… Arth… Arthur Parker.
– Tu me crois maintenant ? Hein ?
Il me regarda d’un air terrifié et tremblant, il s’écroula au sol et d’un ton inquiet je dis :
– Bon sang Su-Bong !
Et il cria :
– Ne t’approche pas de moi !
– Qu’est ce qui…
– AAAAHHHHH !!!
Plus je m’approchais de lui, plus il reculait en rampant.
– Lève-toi…
– NE T’APPROCHE PAS !!!

Après ça il se calma et on descendit tous les deux dans le bureau de mon père. Su-Bong dit :
– Toujours est-il que ça n’a aucun sens. Comment est-ce possible ?
– Tais-toi !
– D’accord… Comment tu es entrée dans la BD ? Tu peux y aller quand tu veux ? Je peux y aller aussi ?
– J’ignore pourquoi je n’arrête pas d’y entrer ; avant que je m’en rende compte, j’étais dans la BD ! Malgré tout, quelques trucs sont devenus clairs. Tout dans le monde de la BD tourne autour d’Arthur et je ne peux pas entrer dans celle-ci à moins qu’Arthur ne pense à moi. Et même lorsque je suis dans la BD, je n’apparais que quand je suis auprès d’Arthur car c’est lui le personnage principal. Ce que je fais de mon côté et mes pensées n’apparaissent pas, c’est laissé de côté. Arthur est le personnage principal et je ne joue qu’un second rôle. Même le temps tourne autour d’Arthur. On saute le temps où Arthur ne fait rien, c’est pour ça que deux mois passent en un instant. Moins de cinq minutes dans ce monde peuvent être aussi longues que deux mois là-bas, ça peut même être 2 ou 20 ans.
– Comment c’est possible ?
– Réfléchis, cette bande dessinée dure depuis 7 ans et durant ces années, 15 ans sont passés dans la vie d’Arthur donc c’est logique que le temps y passe plus vite. Ça ne montre que les évènements importants. Mon retour dépend aussi d’Arthur et il doit subir un changement ou un choc émotionnel pour qu’il y ait une fin, la fin d’un chapitre. Je peux revenir dans ce monde que si le chapitre se termine, c’est pourquoi… je l’ai fait.
– Fait quoi ? Tu veux dire, le baiser ?! Tu as vraiment embrassé Arthur ?!
– Je n’avais pas le choix ! Je devais le surprendre ou faire quelque chose ! J’avais besoin d’une fin !
– Ce n’est pas vrai, tu l’as fait exprès ! Tout le monde sait que tu es fan de lui.
– Ce n’est pas vrai !
Il me demanda timidement :
– C’était bien ?
– Quoi ? Quoi ?
– Enfin… C’est un personnage de bande dessinée, ce n’est pas une vraie personne alors comment c’était de toucher ses lèvres ? Qu’est-ce que tu as ressenti quand tu l’as embrassé ?
Je le tapai et je dis :
– J’étais pressée, je n’ai rien ressenti. Et ce n’est pas un personnage de BD, il est HUMAIN. Il n’est pas différent de nous.
– Dis-moi un truc, il est beau ?
– Oui…
Il fit un sourire et dit :
– Et tu as vu Sarah aussi ?
– Oui je l’ai vue.
– Elle a de grands et beaux yeux verts ?
– Quoi ! Mes yeux marron sont si moches que ça !
– Tu es jalouse ou quoi ?
– Mais non arrête ! »
Il me fit un sourire malin puis s’en alla. Le soir même, je me préparai pour aller à la fête. Kevin et Sofia étaient déjà là-bas et m’attendaient avec impatience. Presque tous les étudiants de l’université y allèrent et la musique était à fond. Je dansais avec mes amis et m’ambiançais jusqu’à épuisement de toute mon énergie corporelle. Mais à environ cinq heures du matin, je n’en pouvais plus, j’étais trop fatiguée et pendant que tout le monde sautait et rigolait, je m’écroulai au sol.

Pendant ce temps, dans la bande dessinée :
Sarah alla dans la boutique de luxe dans laquelle Parker m’avait emmenée, pour questionner la conseillère de vêtements qui nous avait vus, sur ce qui s’était potentiellement passé. Lorsque Sarah entra dans la boutique, la conseillère nommée Jennifer, la salua :
« Bonjour, par ici s’il vous plaît.
Elles s’assirent sur un canapé et commencèrent à discuter :
– Qu’est ce qui est arrivé ?
– J’ai fait en sorte qu’on n’en parle pas comme M. Parker l’a demandé, celui qui en parle sera licencié. On a le numéro de la personne qui a filmé, vous devriez la rencontrer et arranger les choses.
– Que montre la vidéo ?
– C’est… On dirait qu’il s’est disputé… avec la femme avec qui il est venu.
– Une dispute ?
– Je ne sais pas exactement, elle s’est soudain mit en colère et l’a giflé. Puis soudain, tout allait bien à nouveau et ils ont commencé à s’embrasser.
– S’em… S’em… S’embrasser ?!
– Et ils sont entrés dans la cabine d’essayage ensemble.
Sarah regarda Jennifer l’air horrifié.
– Mais ce n’est pas ça qu’il voulait cacher, il voulait cacher le fait qu’elle avait disparu.
– Elle a disparu ?
– Oui, elle est entrée dans la cabine d’essayage et il l’a suivie puis elle a disparu.
– Je ne comprends pas ce que vous dites.
– Je ne comprends pas non plus, mais tout le monde dit la même chose.
– Où est la cabine d’essayage ?
– C’est par là.
Sarah se dirigea vers la cabine d’essayage que Jennifer lui avait indiquée et quand elle l’ouvrit, j’étais là, allongée au sol et Sarah dit, enragée :
– Elle est là.
– Pardon ?
La gérante s’avança pour voir si Sarah disait la vérité et lorsqu’elle me vit elle s’écria :
– oh mon Dieu !
Sarah appela Arthur qui était déjà en route pour l’hôtel et lui dit :
– Allô
– Allô ?
– Je suis au magasin.
– Tu as rencontré la gérante ?
– Elsy est ici.
– Quoi ?
– Elle est ici. Dans la cabine d’essayage.

Il fit demi-tour et retourna au magasin. Lorsqu’il y entra, il me vit allongée par terre et dit :
– Que s’est-il passé ?
Sarah répondit :
– J’aimerai bien le savoir ! Elle était là, pourquoi avoir dit le contraire ?
Il s’abaissa, me regarda et dit :
– Elsy.
– Elle ne se réveille pas, et en plus elle est en tenue de soirée.
– Etrange, tout à l’heure, quand je l’ai vue elle était habillée différemment.
Jennifer appela les secours et s’exclama :
– Il nous faut une ambulance ! Quelqu’un s’est…
– N’appelez pas d’ambulance.
– Pardon.
– Raccrochez.
Il me couvrit d’une couverture et me porta puis Sarah s’exclama :
– Qu’est-ce que tu vas faire ? Où tu vas ?
– Pas d’hôpital, je l’emmène à l’hôtel.
– Et ensuite ?
– Appelle docteur Bilal.
Il sortit du magasin et me posa sur le siège droit de la voiture puis m’emmena à l’hôtel. Arrivés dans le « penthouse » les gardes du corps, gérant etc… étaient tous étonnés de le voir ramener une fille chez lui. Il m’emmena dans la chambre et Hadi s’écria :
– Qu’est ce qui se passe ? C’est Elsy ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Il rétorqua :
– Je l’ai enfin.
– Quoi ?
– La clé de ma vie. Enfin, elle est vraiment pâle. On peut la considérer jolie ?
– Quoi ?
– Pourquoi tout le monde dit qu’elle est jolie ? »

Après avoir dit ceci, il partit et me laissa dormir. Puis, un beau matin, je me réveillai et je regardai autour de moi, paniquée. Où je suis ? Je sortis du lit en sursaut et regardai la chambre. C’est la chambre d’Arthur ? C’est ça ! Là, c’est son lit ! Oh mon dieu ! Je me suis encore fait entraîner dedans ! Pourquoi ? Comment ? Puis tout à coup, Hadi entra dans la chambre et dit :
« Vous êtes réveillée ?
– Oui.
– Comment vous sentez-vous ?
– Ça va.
– Une infirmière est venue vous voir et elle a dit que vous alliez bien.
– Elle sait pourquoi je me suis évanouie ?
– Elle a dit que c’était la fatigue. Vous avez épuisé votre corps ce qui a causé la fatigue.
– Ah oui c’est vrai…
– Et vous étiez au lit pendant deux jours.
Je repensai à la fête et je dis :
– Oui, peut-être…
– Pourquoi ne mangez-vous pas avec M. Parker ? Il sera bientôt de retour.
– Il va revenir ici ?
– Oui. J’ai préparé des vêtements, vous pouvez vous changer dans la salle de bain.
– D’accord
– Bien, alors. »

Il sortit de la pièce. Quoi maintenant ? Qu’est-ce que je suis censée faire ? Puis, je partis dans la salle de bain pour me changer. C’est énorme. Et soudain, je me souvins qu’Arthur gardait toujours un pistolet sous son oreiller gauche alors je le pris pour que, lorsqu’il reviendrait, je le surprenne avec et peut être, provoque un changement d’émotion pour que je puisse sortir de la BD et retourner dans mon monde. Pendant ce temps-là, Arthur et Hadi étaient dans l’ascenseur pour monter au penthouse et étaient en train de discuter. Parker dit :
« Elle est seule ?
– Elle est dans la salle de bains.
– Je t’ai dit de la surveiller à son réveil.
– Je ne peux pas y aller avec elle !
– Sérieusement.
Le pistolet à la main, j’attendais qu’Arthur vienne. Puis, soudain, il entra et lorsqu’il me vit, il mit directement les mains en l’air et je dis d’un ton tremblant :
– Ne t’approche pas ou je tire !
– Bon sang, tu es une femme bizarre. Tu sors de nulle part, tu me gifles, tu m’embrasses, tu disparais, tu te pointes de nouveau et maintenant tu pointes un pistolet sur moi ?
– Je sais que tu ne comprends pas mais j’ai une raison de faire ça.
– Quelle raison ?
– Bouge pas !!! Je vais te tirer dessus je ne rigole pas !
– Vas-y alors.
-Je suis sérieuse ! C’est dangereux !
– Tu t’inquiètes avant de me tirer dessus ?
– Je vais vraiment tirer !
Puis, ne pouvant bien évidemment pas tirer sur lui, je levai les bras au ciel et tirai, mais rien ne se passa. Il sourit puis me prit le pistolet des mains et dit :
– Tu as besoin de balles d’abord, tu ne sais pas ça ? Je voulais voir ce que tu ferais puisque le pistolet n’est pas chargé.
Il se retourna, le chargea, se tourna et pointa le pistolet CHARGÉ vers moi. Je m’écriai tremblante et terrifiée :
– Pou… Pou… Pourquoi tu fais ça ?!
Et il me répondit d’un ton extrêmement sérieux et sévère :
– Je n’aime vraiment pas faire ça, alors parlons. J’ai environ cent questions, mais je vais te laisser vivre si tu réponds à la première. Comment as-tu disparu ce jour-là ?
Il s’approcha de plus en plus de moi avec l’arme toujours pointée sur moi.
– Je vais devoir te dénoncer à la police si tu ne réponds pas.
– C’est cruel ! Tu as dit que je t’avais sauvé la vie.
– C’est vrai, c’est pourquoi je t’ai laissée partir avant. Ce n’est pas toi qui as rompu ta promesse ? Tu as disparu sans répondre à mes questions. Tu dois tenir ta promesse. Je t’ai attendue deux mois comme un gentleman, tu es d’accord ? Comment as-tu disparu ? Si tu ne peux pas répondre, voilà ma prochaine question, pourquoi tu m’as giflé et embrassé l’autre jour ?
En voyant que je ne répondais pas et que je tremblais de peur, il dit :
– J’attendrai, on a du temps.
Il s’assit sur le canapé de la salle de bain et commença à attendre. Je répondis :
– Pour pouvoir disparaître.
– Comment ça ?
– J’ai dû faire ça pour pouvoir disparaître.
– Faire quoi ?
– T’embrasser.
Il croisa les bras et dit :
– Hmmm, le baiser ?
– Oui.
– Tu devais m’embrasser pour disparaitre ?
– Oui.
Il sourit hypocritement et dit :
– Je n’imaginais pas cette réponse. Alors tu as disparu parce que tu m’as embrassé ? C’était le moyen ?
– C’est la vérité, alors arrête ça et laisse-moi partir.
– Oh, vraiment ?
– Oui.
Et tout à coup il se leva et m’embrassa. J’étais figée sur place et surtout choquée ! Quand il arrêta, il dit d’un ton étonné et hypocrite :
– Pourquoi tu es toujours là ?
– Je… Je… Je ne disais pas que juste t’embrasser me fait disparaître ! Il doit y avoir un changement d’émotions !
– Émotions ? Je n’ai pas aimé ça du tout.
– Tu n’as peut-être pas aimé ça mais tu as été surpris.
– Oui c’est vrai.
– Voilà ! C’est ce que je voulais dire. Il y a eu un changement dans tes émotions, c’est la règle !
– Tu as l’air surprise, tu rougis !
– Pas moi, toi !
– Comment ça ?
– Ton changement d’émotions, pas le mien !
– Quel genre de règle c’est ? Pourquoi mes émotions sont importantes ?
– Tu es le personnage principal !
– Le personnage principal ? De quoi ?
– Euh…
– C’est très bizarre, je m’attendais à ce que tu dises que tu t’étais téléportée, mais ça n’a pas l’air d’un mensonge puisque tu es toujours là, même si tu as eu une occasion de disparaître.
– Je ne mens pas.
– Même si tu ne mens pas, cela ne veut pas dire que c’est la vérité. Tu parles juste de ce qui est arrivé sans inclure le contexte important.
Et à ce moment, il repointa le pistolet vers moi et dit d’un ton beaucoup plus sérieux que tout à l’heure.
– Je sais que tu caches tes raisons, il doit y avoir un contexte qui explique pourquoi tu peux disparaître seulement quand mes émotions changent. C’est ce que je veux savoir.
– Je… Je n’en sais pas plus que ça.
– Comment tu peux ne pas savoir ? Réponds, je compte jusqu’à 10. Un. Deux.
– J’ai dit que je ne savais pas !
– Trois. Quatre.
– Tu me fais peur !!! Tu ne vas pas tirer, n’est-ce pas ?!
– Cinq.
Il tira sur le grand vase rempli d’eau qui explosa juste à côté de moi et je criai de toutes mes forces, terrorisée et en me bouchant les oreilles. Soudain Sarah et Hadi entrèrent et celui-ci s’exclama :
– Qu’est-ce qu’il y a ?!
– Sortez.
Et Sarah dit, choquée :
– Qu’est-ce que tu fais Arthur !?
– J’enquête à la place de la police, puisque vous parlez tellement. Mais Elsy n’arrête pas de me narguer au lieu de dire la vérité !
– Arrête !
– Sortez.
– Arrête ! Tu ne vois pas qu’elle est terrorisée ?!
– DÉGAGEZ !!!!!!

Ils sortirent tous les deux, effrayés et nous laissèrent. Arthur dit :
– C’est un problème très important dont ma vie dépend. Peu importe que tu m’aies sauvé la vie ! Si tu ne réponds pas, je vais vraiment tirer. J’ai arrêté à cinq c’est ça ? Six. Sept. Ce secret que tu ne me dis même pas sous la menace est si important ? Huit.
– Tu ne tireras pas, tu ne ferais pas ça.
– Neuf. Je croyais que tu en savais beaucoup sur moi, mais tu as parfois tort. Je peux le faire si je veux.
– Ce n’est pas possible !
– Tu ne vas vraiment pas me répondre ? Dix. »
Soudain, il me tira dessus et la balle me transperça et fracassa le miroir juste derrière moi ! Tremblante et sous le choc, je touchai là où il m’avait tiré dessus et… Pas de sang, pas de blessure, rien. Mais comment était-ce possible ?! Arthur me dit :
« Tu es surprise ? On dirait que tu ne connais pas tes propres pouvoirs.
J’étais tellement choquée que je commençai à faire une crise d’hyperventilation et je m’évanouis.Mais avant que je ne puisse tomber à terre, Arthur me rattrapa et me porta jusqu’au lit. En me voyant Hadi s’exclama :
– Elle est morte ?!
– Elle s’est évanouie de peur.
Puis Sarah s’écria hystériquement :
– Tu as perdu la tête ?!! Tu pensais à quoi ?!!
– Je voulais seulement l’effrayer, et j’ai raté.
– Tu as complètement perdu la tête ?!
Et elle s’en alla.
– Ah ! et d’ailleurs change mon vol pour ce soir, je vais m’arrêter à « Tarablosse ».
Elle soupira. Quelques heures après, je me réveillai et Arthur vint me voir. Il s’installa à côté de moi et dit :
– Tu es fâchée ?
Furieuse, je répondis :
– Si je suis fâchée ?! Le terme est trop faible ! Tu m’as littéralement tiré dessus !
– Désolé de t’avoir fait peur. En fait, je savais qu’un coup de feu ne te tuerait pas.
– Quoi ? Comment ça ?
– Pourquoi ? Tu ne le savais pas ? Tu es immortelle Elsy. Tu ne pourras jamais mourir. Tu ne le savais pas ?
– Comment tu sais ça ?
– Si tu réponds à ma question, je te le dirai. On a tous les deux vu ce qui est arrivé, alors admettons enfin que tu n’es pas une personne ordinaire. Tu es sûrement d’un autre monde. Pas vrai ? C’est où ?
Je soupirai.
– Enfin, je suis soulagé, j’ai prouvé que tu ne peux pas disparaître quand tu veux. Si tout dépend de moi, ça veut dire qu’il n’y a pas moyen que tu t’échappes. Tu me connais bien, non ? Une fois que j’ai pris une décision, je ne change plus d’avis. C’est mon talent. Alors maintenant, tu ne peux pas repartir tant que tu n’as pas répondu à mes questions. Reste ici avec moi. Comme tu  m’as sauvé la vie, je te protègerai de la police et des médias et si tu veux rentrer, réponds juste à mes questions. On dirait que tu as beaucoup de choses surprenantes à me dire. Si tu dis la vérité et me surprends, tu peux rentrer. Qu’en dis-tu ?
– Tu veux que je vive ici ?
– Sinon, tu irais où ? Bon, j’ai quelque chose à faire à « Tarablosse », on mangera lorsque je rentrerai. 

 Il se dirigea vers l’ascenseur mais juste avant, Hadi vint le voir et dit :
– C’était quoi ça vraiment ?
– Quoi ?
– Tu as dit que si elle était jolie, un chien galeux le serait aussi, mais tu agis comme un amoureux. Et maintenant quoi ? Vous allez vivre ensemble ? C’est comme un couple qui emménage ensemble !
– Tu as raison. Bon, arrête de parler et allons-y.
Et juste avant qu’il puisse entrer dans l’ascenseur et partir, je le suivis et lui dis :
– Attends !
– Qu’est-ce qu’il y a ?
– Fais attention.
– Pourquoi ? Je vais mourir en chemin ?
– Je ne sais pas, je suis juste inquiète.
– Alors tu ne sais pas comment je vais mourir cette fois.
– Quand je suis dans ce monde, je ne peux rien savoir, alors je ne peux pas t’aider.
– Tu le sais quand tu es là-bas ?
– Oui.
– Je suis encore plus curieux. Pourquoi tu as peur que je meure ?
– Eh bien… Je fais partie de ceux… qui veulent que ta vie ait une fin heureuse.
– Tu veux dire que… Je serais malheureux si j’entends la réponse ?… 

A suivre… 

Basmala Al Kabra, Azra Sayilir et Joelle Sevik, 4A

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