Une nouvelle ville pour une nouvelle vie (1)

Au fil du confinement et de l’enseignement à distance, des talents se sont révélés, des passions peut-être, un plaisir d’écrire et de raconter tout au moins.
Au fil des mots et des semaines, des chapitres ont été écrits et un premier roman clôturera l’année scolaire de certains élèves de quatrième.
Nous allons vous les présenter sous forme de feuilletons dans le Loti News, chapitre après chapitre, comme le faisaient les écrivains du XIXème siècle.

Nouvellement installés à Istanbul, les héros de ces romans vont nous livrer leur découverte de la ville et nous faire partager leurs aventures. Suivez-les et appréciez le travail et l’imagination de nos talentueux élèves, camarades et amis. 

Madame Atay


© Elif Orhan, Meryem Seyhanli et Deniz Bendes, 4A

CHAPITRE 1

Mardi soir, en rentrant à la maison après l’école, j’entendis la nouvelle qui changea ma vie : je déménageais…
J’ai oublié de me présenter, je m’appelle Julie, J’ai 14 ans, j’ai les yeux bleus et les cheveux bruns. Je suis en 4ème. J’habitais à Bordeaux mais maintenant j’habite à İstanbul.

J’allais à l’école privée Saint-Clotilde et je prenais des cours au conservatoire de mon école. J’avais un groupe de musique avec mes amis, j’étais la pianiste du groupe, Alex était notre soliste, Luke était notre batteur et May était la guitariste de notre groupe. Nous étions très célèbres à l’école et nous y jouions pendant les fêtes.
Mes meilleurs amis étaient et sont toujours, Camille et Alex. Avec Camille, nous nous connaissions depuis la maternelle et avec Alex nous étions amies depuis la sixième. 

Ce jour-là, quand j’étais rentrée à la maison après l’école, mon père nous avait dit que nous devions déménager. Je fus choquée et puis je commençai à pleurer, à crier sans même laisser mon père nous expliquer la raison du déménagement.
Puis j’étais montée dans ma chambre et j’avais verrouillé ma porte, je ne voulais parler à personne. Je me mis à chercher des photos avec Camille et Alex dans mon tiroir et je commençai à les regarder. En regardant ces souvenirs, je commençai à pleurer.
Plus tard, quand je fus calmée, je descendis et je demandai à mon père la raison du déménagement. Il m’avait dit que nous devions déménager à cause de son travail. Puis, je retournai dans ma chambre sans rien dire, en pleurant. J’essayai de dormir, mais je ne le pus point, en pensant à comment je devais expliquer cette situation à mes amis du groupe et à Camille et Alex.
Le lendemain, je m’étais préparée pour aller à l’école et quand je descendis ma mère m’avait dit que ce jour-là était mon dernier jour à l’école. Elle avait ajouté que nous allions déménager dans notre maison à Istanbul dans un maximum de quatre jours. J’étais choquée et j’allai à l’école en pleurant. J’avais pleuré aussi en disant au revoir à tout le monde et à mes professeurs. Bien sûr, le plus dur fut de dire au revoir à Camille et Alex.

Le premier jour que je passai à Istanbul fut catastrophique, car je pensais que je ne m’habituerais jamais à cette ville. J’habitais à Tarabya. À Bordeaux, tous les magasins et les centres commerciaux fermaient à 19 heures mais à Istanbul, tous étaient ouverts jusqu’à minuit. Les premiers jours, je n’arrivais pas à dormir. 

Une fois, quand je regardais par la fenêtre j’avais vu un monsieur qui portait des choses qui ressemblaient à des donuts et l’homme criait « Simit, Simitçi ».
Le matin quand je dormais, j’entendais aussi un homme en train de crier, et il répétait cinq fois la même chose durant la journée. Un jour, avec mon père, nous étions allés au marché de Tarabya pour acheter des fruits et des légumes. Là-bas, j’avais vu des hommes qui criaient pour vendre leurs marchandises. J’avais eu peur de ne pas pouvoir m’adapter à cette ville et à tous ses bruits. 

J’allai à l’école française qui s’appelait Lycée Français Pierre Loti.
Je pensais que le premier jour de l’école serait horrible mais je m’étais trompée. Quand je rentrai dans la classe, je le vis… Emir.
Notre professeur principal m’avait placé à côté d’Emir. À la fin des cours, nous échangeâmes nos numéros de téléphone. Quand je fus rentrée de l’école, je réalisai que j’étais tombée amoureuse d’Emir et que cette ville n’était pas si horrible.  

Elif Orhan, Meryem Seyhanli et Deniz Bendes, 4A

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