Palmarès du Concours Loti News 2023 : des nouvelles apocalyptiques !

Le jury s’est réuni vendredi 9 juin pour attribuer, pour sa troisième édition, les trois prix et l’accessit de ce concours ouvert aux élèves de 4e et 3e.

Voici le palmarès 2023 du Concours Loti News d’écriture de nouvelles ! Cette année, le thème de la dystopie écologique a inspiré les auteurs de productions très diverses !

Grand prix du jury « Loti news » :
Zara, Victoria Lepoutre, 3D

Prix « Espoir 2023 » :
Ex-æquo
Une souffrance d’été, Selin Taner, 3C
Claudine, Marya Kabbara, 3D

Accessit :
Ecoterra, Selen Altun, 3D

Les lauréats sont récompensés par des exemplaires d’œuvres choisies à leur convenance.

Nous donnons rendez-vous aux écrivains en herbe en 2024 pour la 4e édition du Concours Loti News !

Mme Atay et M. Gérard


« Grand prix du jury Loti News »

Zara

Endormie sous un sol pleureur, le vent souffle sur mon visage et l’herbe humide me rafraîchit en ce beau jour de printemps…
Je lève une paupière…
Zut, encore ce rêve ! 

Le climatiseur qui fait au moins la taille d’une « mégatulipeus » a sûrement encore broyé les moustiques géants qui essayent de rentrer dans notre chère COUPOLE. Je vérifie le thermostat en essuyant les gouttes de sueur sur mon front : 48 degrés Celsius, c’est déjà mieux qu’hier. J’ouvre les volets afin de contempler le paysage horrifiant mais aussi spectaculaire : les végétaux ne grandissent plus mais explosent à une vitesse incroyable. J’observe les Cobras qui font trois km de longueur, en train de ramper sur le verre très épais de la COUPOLE.

La COUPOLE a été construite il y a 50 ans par le dérèglement climatique qui a chamboulé toutes nos vies. La quantité de CO2 inimaginable produite par l’Homme a déclenché tout d’abord une poussée des végétaux explosive et beaucoup trop puissante et rapide pour les Humains. Par la suite, les animaux se sont développés d’une manière incompréhensible : les fourmis font désormais la taille d’un humain alors qu’un chien a les dimensions d’une miette de pain. Ces changements ont brièvement touché les Humains, aujourd’hui, en 2789, la moitié des humains sont morts et l’autre moitié vit dans des coupoles avec Greta Thunberg qui habite dans une des meilleures villas de la COUPOLE. 

Finalement les riches ont fait une découverte importante : la résine des plantes offre une source d’énergie importante qui entretiennent leurs vies. Une goutte de résine peut faire marcher toute une centrale nucléaire. Alors, une décision fut prise rapidement. Malgré les changements remarquables de toute l’Humanité entière, le système reste le même : les pauvres entretiennent l’extérieur de la COUPOLE, en plein danger mortel, les plantes qui tuent tous les jours des milliers de personnes. A l’intérieur de notre COUPOLE, les riches bénéficient de cette énergie et la dépensent en créant des gadgets technologiques comme si on n’avait pas assez de CO2 dans le monde. Moi, j’ai réussi à m’infiltrer dans la COUPOLE donc je dois faire profil bas.

A dix heures pile du matin, la sonnerie habituelle retentit. C’est l’heure du Grand Rassemblement : chaque fin de semaine, le chef de la COUPOLE vient nous annoncer les bonnes et mauvaises nouvelles de la semaine. Malgré la chaleur insupportable dans ma cabane, je m’efforce d’enfiler mes vêtements et mettre mon masque d’oxygène. Même si nous sommes dans l’un des endroits les plus fiables du monde, notre oxygène diminue de plus en plus tous les jours : les plantes qui poussent à un rythme énormément rapide, aspirent également notre oxygène en nous mettant à sec sur toutes nos ressources naturelles. Même les énergies renouvelables s’expirent petit à petit ! Sur la route pour aller à la grande place, j’observe les grands écrans projetés par notre Président. Les vidéos datant des années 2022 et 2023 me bouleversent. A chaque fin de visionnage, l’image du Président John apparaît avec la phrase :  « VOTEZ JOHN POUR UNE MEILLEURE COUPOLE ET UN MEILLEUR AVENIR » comme s’il n’avait pas été le seul candidat et président depuis la catastrophe. En voyant ces affiches, souvent je me demande si nous pourrions même survivre jusqu’aux élections. 

10h15- Le président John est en retard de 15 minutes pour la première fois. Je m’excite à l’idée d’une nouveauté. Depuis 5 ans, j’ai toujours la même routine avec mon seul ami Professeur Will qui ne devrait pas tarder d’arriver, la réunion va enfin débuter.
– « Chers habitants de la COUPOLE 189765, bonjour et veuillez m’excuser de mon retard, écoutez tout d’abord les nouvelles en dehors de la COUPOLE. Une nouvelle plante dont nous bénéficions pleinement est apparue en Amazonie, le « gigantestiqueusroseus » nous permettra de restaurer nos stocks d’essence ! La chaleur est de 56 degrés Celsius à l’extérieur mais n’ayez aucune crainte les mégaclimatiseurs sont en marche. Dernièrement, nous avons pu régler le problème des nos travailleurs qui ont essayé de s’incruster, leurs badges ont eu un dérèglement mais ils sont retournés à leurs postes. »
Ce que j’ai oublié de vous préciser c’est que nous « les pauvres », nous avons tous un badge qui nous empêchent de rentrer dans la COUPOLE. Il est impossible de le faire fondre, le casser, le jeter par terre puisqu’il est tatoué sur notre bras gauche. Moi, j’ai eu de la chance, un des « gigantestiqueusroseus » a explosé de la terre et a emmené mon bras avec mais cela m’a donné mon ticket gratuit à la COUPOLE avec l’aide du professeur Will qui m’a vue perdue dans la rue et qui m’a prêté sa cabane.  Après une longue pause, le président a décidé de continuer son discours.
– « Chers habitants, l’heure est grave, nous avons eu l’information qu’une mutante est née ! »
Les murmures ont commencé à se répandre, je voyais la panique sur les visages de ces hommes avec leurs grosses montres et leurs costumes parfaitement repassés.
– « Cette mutante a été découverte en Amazonie par les travailleurs. Nous essayons d’accéder les lieux afin de la ramener dans la COUPOLE. Camarades, si cet enfant vit, tous nos projets, notre COUPOLE seront en danger. » 

Je pensais finalement à une seule chose : trouver cet enfant et la sauver. Mais qui va m’aider lors de ce périple ? Le professeur Will bien sûr ! Je dois rapidement préparer mon sac, prendre quelques affaires, convaincre le professeur Will et prendre la route pour l’Amazonie qui est l’un des lieux les plus touchés depuis la catastrophe. 400 espèces sont apparues et il y a des rumeurs que le T-Rex a été peut-être trouvé quelque part, au fin fond de l’Amazonie. Vous comprenez donc que convaincre le professeur ne va pas être une affaire facile.
– « Absolument pas ma chère ! As-tu perdu la tête ? Je sais que notre niveau d’oxygène diminue tous les jours mais je ne pensais pas que cela allait autant te perturber ! D’après mes derniers calculs et recherches, la vitesse de la poussée des plantes va augmenter de 10%.  Je doute que le verre de notre COUPOLE va résister à cette augmentation alors tu peux imaginer ce qui va se passer en Amazonie.
– Professeur, vous avez entendu le Président. Si nous ne la sauvons pas, notre seule chance de survie va être gâchée. Vous savez mieux que moi que nous n’avons plus assez de ressources, la résine des arbres n’est plus suffisante pour notre population qui augmente chaque jour. Notre oxygène diminue, le niveau d’eau des océans est désormais de 60 mètres et il y a des milliers de travailleurs qui sont tués cruellement par les plantes chaque minute. Donc s’il vous plait, aidez-moi et nous pourrons sauver l’Humanité et arrêter le gouvernement. »
Le professeur se tait et me regarde longuement. Silencieusement, il commence à grouper ses cahiers et ses gadgets scientifiques. Moi, je souris parce que demain, nous allons en Amazonie ! 

Le lendemain, je me réveille encore une fois avec le bruit du climatiseur qui a sûrement encore broyé les moustiques géants. Sur le chemin de la maison du professeur, je regarde le ciel gris-noir comme tous les jours. Cela fait des années que je n’ai pas vu un ciel bleu. Désormais, j’ai du mal à contempler le ciel tellement les fleurs et les arbres sont grands. A six heures du matin, il fait 55 degrés, un peu plus frais. Arrivée chez Will, je le réveille et nous nous mettons en route. Sortir de la COUPOLE me fait un effet de choc : à l’intérieur, grâce aux mégaclimatiseurs, la température diminue. Mais à l’extérieur, une angoisse se répand dans tout mon corps, la chaleur insupportable et l’idée d’une fleur qui explosera de la terre me terrorisent. 
– « Viens par-là ! crie le professeur. Pendant toutes ces années j’ai quand même pu garder la seule chose qui m’est le plus précieux, ce bijou ! »
Will me montre un vieil hélicoptère dont une turbine cassée et les fenêtres complètement détruites. Je commence à hésiter si cette opération de sauvetage est une bonne idée mais je monte quand même dans l’hélicoptère et miraculeusement, il fonctionne à merveille ! En hauteur, le paysage est terrifiant, gris, je vois mes amis travailler sous le soleil, en risquant leurs vies. La rivière voisine est devenue une mer et je peux même voir les poissons qui font 100 mètres de longueur à une hauteur de 1500m. Après trois heures de vol, j’observe enfin au loin la forêt terrifiante. D’après Will, la mutante serait pile au centre de l’Amazonie accueillie par un village.  

Nous marchons de longues heures, Will, morose ne manque pas de préciser tous les dangers possibles sur le chemin. Moi, j’écoute comme une paranoïaque, chaque frottement, cassement de brindille et espère atteindre le village sains et saufs. Tout à coup, au moment où j’allais faire un pas, un bruit d’explosion retentit. Devant moi, une pâquerette de 20 km de longueur me frôle le bras. Le souffle coupé, je cours jusqu’au village avec les larmes ruisselantes sur mes joues. Will choqué également me suit. Arrivés au village je suis soulagée, les habitants nous regardent d’un air interloqué. J’exige de voir leur chef et je lui explique rapidement la situation. Le professeur et moi demandons si nous pouvons voir l’enfant et faire quelques tests inoffensifs. En attendant les résultats, je remarque une chose : ces gens ont appris à vivre dans cet environnement grâce à l’enfant ! Ils grimpent et sautent d’arbre en arbre et plongent dans l’eau à 50 degrés. Le soir, Will heureux comme jamais m’annonce que si nous arrivons à protéger cette fille nous pourrons extraire un peu de sang afin de l’ajouter dans un vaccin qui permettra à l’humanité entière de s’adapter à cet environnement comme ce village et non à essayer de retourner à notre Terre avant la catastrophe. Soudain, une bombe se déchaîne au village. Je vois devant moi le Président John qui tient Zara, notre mutante qui va nous sauver avec un fusil tenu sur son crâne. 
– « As-tu vraiment cru que je n’avais pas remarqué ta pauvre présence dans notre COUPOLE ? Me dit-il. Maintenant, je vais tous vous fusiller. Aucune personne ne pourra détruire ma richesse. Cette résine est la source à mon succès et cette petite fillette ne le ruinera pas. »
Puis, un gros bruit de pas résonne dans toute l’Amazonie. Derrière John, une silhouette de dinosaure se tient debout. Je ne m’en crois pas les yeux, un T-Rex gigantesque fixe des yeux le Président. John relâche immédiatement Zara qui court dans mes bras. Le fait étrange, c’est que c’était comme si le T-Rex était venu nous aider et protéger Zara de John. Le spectacle est extraordinaire, d’un coup de queue le T-Rex rend John à terre et inconscient. Je comprends finalement le lien entre la nature et Zara. Dans les veines de cette fille existent les plantes, les arbres, les fleurs, l’eau, toute cette biodiversité contrairement à nous qui sommes empestés par la pollution, les bâtiments et l’argent.

Quelques mois plus tard…

La température est à 60 degrés, les arbres ont recouvert toute la planète, l’oxygène est désormais à un niveau catastrophique mais nous vivons sans masques en Amazonie en compagnie de nouvelles espèces qui naissent tous les jours. Zara qui a grandi, a sauvé l’Humanité entière. En quelques mois, la moitié du monde a été vacciné et nous nous sommes adaptés aux conditions. Finalement John est mort et les coupoles ont été détruites. Nous ne retournerons plus jamais en arrière mais je suis allongée quand même sous un énorme sol pleureur en ce beau jour de printemps…

Victoria Lepoutre, 3D


Prix « Espoir 2023 »
Ex-æquo

Une souffrance d’été

Il faisait trente-six degrés dehors, c’était une température jamais vue auparavant. Le soleil brillait, nous aurions dit que ça allait éclater. Il était impossible de décrire une telle chaleur, je ne sais même pas par où  commencer. On aurait dit que les saisons avaient changé. L’hiver avait l’air d’être la saison préférable alors que l’été était devenue une saison de chaos et d’isolation où tout le monde s’enfermait sous la climatisation. Le climatiseur était devenu une invention notamment fondamentale. Nous étions tous des victimes de cette chaleur. Même les oiseaux fuyaient les espaces consacrés à cette horreur pour aller vers le nord. Les migrations se multipliaient chaque jour. L’été était devenu une source de souffrance à cause du réchauffement climatique ou bien des hommes si vous le préférez. Il n’y avait même pas un homme capable de résister à cette chaleur, bien sûr à part moi et Fred.

En effet, même les températures effroyables ne purent nous empêcher de sortir  avec Fred. Pour moi c’était un beau jour d’été malgré les conditions suivantes. Il était environ neuf heures du matin quand je  sortis de chez moi pour aller chez Fred. J’essayais de l’appeler mais malheureusement, les téléphones pouvaient s’arrêter de fonctionner s’il était soumis à la chaleur.  Fred habitait dans une belle, gigantesque villa près de la forêt, un peu isolée du reste des bâtiments. C’était ainsi que je sonnai à sa porte. Sa mère ouvrit et appela son fils.  J’étais encore une fois très ravi de rencontrer Fred. Nous pouvions décrire Fred comme quelqu’un d’un peu timide mais encore  très sympathique, qui me faisait toujours rire.

Nous sortîmes de la maison et nous nous demandâmes quoi faire dehors. Au début, nous nous ennuyions un peu mais c’était comme ça que Fred eut l’idée d’aller camper dans la forêt. Nous prîmes toutes les affaires nécessaires pour un camping dans la forêt. Nous nous étions organisés tout de suite, avec tous les équipements et la nourriture, prêts. Nous  prîmes le chemin pour trouver un lieu de camping dans la forêt. Nous marchâmes pour un long moment essayant de trouver un espace sous l’ombre entouré des arbres. Cela nous semblait impossible à trouver. Chaque jour, les arbres diminuaient souvent à cause des incendies. Le paysage de la forêt était soumis à un vide chaque quelques mètres. Il n’était pas très difficile de comprendre que cela était dû au réchauffement climatique. Malgré les conséquences de ce désastre nous ne voyions pas beaucoup de gens en train d’éviter ces circonstances.

Nous continuâmes de marcher, peut-être que nous étions perdus. Aucun de nous deux n’avait une simple idée d’où nous allions. La seule chose dont nous étions au courant était que nous cherchions un espace le plus froid possible. Avec le temps qui passait, nous commençâmes à nous fatiguer. Avec plusieurs arrêts dans le trajet, nous essayâmes de nous reposer et retrouver espoir.  Malheureusement, nous n’arrivâmes pas vraiment à nous soulager.  Lorsque l’heure devint midi, c’est à ce moment-là que le vrai défi commença.  Même le thermomètre fut incapable de donner la température exacte. Je transpirai à cause de la chaleur, je regardai Fred et il était en pire état que moi. Nous n’avions plus la force de continuer, ni le désir d’aller camper. Alors, nous prîmes une petite pause où nous nous reposâmes en nous hydratant le plus possible. Nous avions déjà bu presque toutes les bouteilles d’eau que nous avions amenées. C’était encore de la souffrance pour nous, Fred eut mal à la tête et continua de s’allonger pour un moment. Nous n’étions pas sûrs de ce que nous allions faire, devait-on reprendre l’aventure ou bien retourner chez nous? Nous nous disputâmes sur ce sujet pendant au moins une demi-heure. Fred voulait retourner en ville alors que je voulais continuer le chemin.

À la fin, je réussis à convaincre Fred qui n’était pas de très bonne humeur. Nous avions eu l’impression qu’il faisait de moins en moins chaud et, de suite, nous décidâmes de nous séparer. Je partis vers la gauche alors que Fred s’orienta vers la droite. Tous les deux nous allâmes chercher un endroit pour passer la nuit. La chaleur m’empêchait de marcher et je fus très fatigué à la fin d’une demi-heure. Une fois que je m’arrêtai, je pris une bouteille d’eau en plastique, je bus et je jetai la bouteille vide dans un coin rempli de bouteilles d’eau. Après avoir mangé un peu, je décidai de m’allonger et de dormir un peu pour regagner de la force. Je n’avais pas de nouvelles de la part de Fred mais je supposais qu’il allait bien. Je fermai les yeux et j’avais commencé à rêver de la neige et du froid avec l’hiver. Je ne voulais pas me réveiller ni aller marcher. 

Soudain, je sentis une odeur de fumée qui s’approchait. Je ne voulais pas m’effrayer ni avoir des doutes, donc je n’ouvris pas les yeux tout de suite.

Par contre, l’odeur ne partait pas et j’avais l’impression qu’elle devenait de plus en plus intense. Enfin, je me réveillai et je vis une petite fumée où je me trouvais. J’étais confus, je cherchai tout de suite de quoi l’arrêter avant qu’elle se propage dans toute la forêt. Je jetai d’abord de l’eau sur le feu, mais ça ne servit à rien. Je commençais à craindre que le feu allait grandir et que ça allait commencer un incendie. Il était déjà difficile de respirer et je ne savais pas quoi faire exactement face à cette situation. Devais-je prévenir Fred ou appeler les pompiers? En plus, c’était moi qui avait jeté plusieurs déchets par terre. Je finis par appeler les pompiers sans que la situation ne s’agrandisse. En les attendant, je continuai de lancer de l’eau et puis je commençai à m’éloigner de cet endroit.

Enfin, les pompiers arrivèrent et éteignirent le feu avant que ça conduise à de plus grands soucis. J’étais soulagé mais encore très énervé contre le fait que j’avais jeté peut-être une dizaine de déchets par terre. Finalement, j’étais prêt à camper, il me manquait seulement Fred. Je l’appelai au téléphone mais il ne répondit pas. C’est ainsi que je vis un énorme feu à quelques kilomètres à droite. Pouvait-il être près de l’incendie ?

Selin Taner, 3C


Prix « Espoir 2023 »
Ex-æquo

Claudine

Dans un avenir proche, la Terre avait atteint un point de non-retour en matière de réchauffement climatique. Les gouvernements du monde entier avaient méprisé tous  les avertissements des scientifiques et avaient continué à exploiter les ressources naturelles sans prendre en compte les conséquences à long terme. Les forêts ont été abattues pour construire des mégapoles et les océans ont été pillés pour nourrir une population en constante augmentation.
Le niveau de pollution a atteint des niveaux inadmissibles, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de façon indéniable et la couche d’ozone s’est sapée. Les glaciers ont fondu, provoquant des inondations catastrophiques et des sécheresses.

Le gouvernement avait mis en place des mesures drastiques pour tenter de contenir la catastrophe écologique, mais ces mesures étaient souvent mal conçues et mal exécutées. Notamment, dans un effort pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement avait interdit les voitures individuelles et avait mis en place un système de transport en commun de masse.Toutefois, le système de transport en commun était extrêmement inefficace et ne pouvait pas mener le nombre de personnes qui devaient se déplacer chaque jour. Les bus et trains qui circulaient étaient souvent bondés et en mauvais état, ce qui transformait les déplacements en un véritable cauchemar.
La vie sur Terre était devenue de plus en plus difficile. Les tempêtes étaient plus fréquentes et plus violentes, les températures avaient augmenté de façon spectaculaire et les récoltes avaient été dévastées. Les villes avaient été inondées et les populations forcées de fuir vers des zones plus élevées.

La ville dans laquelle vivait Claudine était un exemple parfait de cette dystopie. 
Claudine était une jeune fille qui vivait dans ce monde, où les conséquences du changement climatique avaient créé un environnement hostile pour la vie humaine. Malgré les difficultés et les défis auxquels elle était confrontée quotidiennement, Claudine conservait une lueur d’espoir et une détermination à faire de son monde un endroit meilleur.
Physiquement, Claudine était de taille moyenne, avec des cheveux bruns qui descendaient jusqu’à ses épaules. Ses yeux  marron foncé reflétaient souvent sa sagesse et sa compassion pour les autres. Elle portait des vêtements simples et pratiques qui lui permettaient de se déplacer facilement dans son environnement difficile.
Claudine était une personne intelligente, avec une soif de connaissances et un esprit curieux. Elle avait une passion pour la nature et l’environnement, et était constamment à la recherche de moyens d’aider à restaurer la Terre naturellement. Elle était également dotée d’une grande force de caractère, ayant appris à faire face aux épreuves de la vie dans un monde en crise.
Malgré la dureté de son environnement, Claudine était également une personne très aimable et compréhensive. Elle était empathique envers les autres, faisant preuve d’entraide pour aider ceux qui en avaient besoin. Elle était également déterminée à faire la différence dans le monde, en travaillant pour créer un avenir meilleur pour tous.
Dans l’ensemble, Claudine était une jeune fille remarquable, capable de faire face à l’adversité et de garder une perspective positive malgré les difficultés de son monde dystopique. Elle était une source d’inspiration pour les autres, et incarnait l’espoir et la détermination qui pouvaient aider à surmonter les défis les plus difficiles.

Un jour, Claudine avait entendu parler d’un groupe de personnes qui travaillaient pour restaurer l’environnement naturel de la Terre. Ils avaient commencé à planter des arbres et à nettoyer les rivières, et leur travail avait commencé à porter ses fruits. Claudine  décida de les rejoindre, convaincue que leur travail était essentiel pour l’avenir de la planète. Malgré tout cela, elle n’avait jamais perdu espoir en un avenir meilleur. Elle avait vu des exemples de gens qui travaillaient dur pour restaurer l’environnement naturel de la Terre, et cela l’avait inspirée. Elle avait appris à être résiliente et à s’adapter aux circonstances difficiles, mais elle était déterminée à œuvrer pour un monde plus sain et plus durable pour les générations futures.
Claudine découvrit rapidement que le groupe de personnes était en fait une communauté autonome et autosuffisante, qui vivait en harmonie avec la nature. Ils avaient construit leur propre système d’agriculture durable et cultivaient des aliments biologiques. Ils utilisaient également des sources d’énergie renouvelable pour fournir de l’électricité à la communauté, comme l’énergie solaire et éolienne.

Après avoir rejoint le groupe qui travaillait pour restaurer l’environnement naturel de la Terre, Claudine  commença à vivre une expérience nouvelle et rafraîchissante. Elle  découvrit des personnes partageant les mêmes idées qu’elle, des gens qui étaient prêts à travailler dur pour rendre la planète plus saine et plus durable pour les générations futures.
Au sein du groupe, Claudine apprit à planter des arbres, à nettoyer les rivières et à restaurer les habitats naturels. Elle  travaillait dur, parfois sous des conditions difficiles, mais elle  ressentait une satisfaction profonde en voyant le résultat de son travail. Elle  vit des espèces animales et végétales revenir dans des zones où elles avaient disparu depuis longtemps, et  ressentit l’espoir que son travail pourrait contribuer à inverser les effets néfastes du changement climatique.
La jeune fille se sentait en paix dans cet environnement naturel, loin du chaos et de la pollution de la ville. Elle  apprit de nombreuses techniques pour cultiver des aliments biologiques, ce qui lui  permit de comprendre l’importance de l’agriculture durable pour nourrir une population en croissance sur une planète en crise.

Au fil du temps, Claudine  réalisa que la communauté avait une vision pour l’avenir de la planète. La communauté avait l’intention de continuer à grandir et à inspirer d’autres communautés à faire de même.
Claudine  décida de rester avec eux pour travailler sur leur objectif commun. Elle réalisa que la réponse à la crise environnementale ne résidait pas dans des solutions à court terme et mal conçues, mais dans un changement radical de la façon dont nous vivons sur la Terre. Elle avait trouvé un nouveau foyer et une nouvelle famille dans cette communauté, et elle était déterminée à travailler pour un avenir durable pour la planète.

Marya Kabbara, 3D


Accessit

Ecoterra

Dans un futur proche, la planète est en proie à une crise environnementale sans précédent. Le réchauffement climatique a atteint des niveaux alarmants, provoquant des tempêtes dévastatrices, des sécheresses et des vagues de chaleur mortelles.

Les gouvernements ont tenté de réglementer les activités industrielles pour ralentir le changement climatique, mais les intérêts financiers ont bloqué ces efforts. Ceux-ci ont mis en place un nouveau système nommé « Ecoterra ». Les dirigeants d’Ecoterra avaient pris des mesures drastiques pour garantir que la planète ne subirait jamais les effets dévastateurs du réchauffement climatique et de la pollution. Cependant, plus les années passaient,et plus des dysfonctionnements se sont produits, créant un désastre écologique. Ils sont incapables de prendre des mesures efficaces pour lutter contre le changement climatique. Les entreprises polluantes continuent de fonctionner en toute impunité, ignorant les avertissements des scientifiques et les appels à l’action. La plupart des gens ont fini par abandonner l’espoir d’un changement positif et se sont adaptés à cette nouvelle vie désastreuse.

Le changement climatique a également eu des répercussions sur l’économie mondiale. Les entreprises ont fait faillite en raison des coûts élevés liés aux problèmes environnementaux et aux problèmes d’approvisionnement en ressources. Les gouvernements ont dû intervenir pour soutenir les industries et préserver les emplois, mais cela a eu un impact sur les budgets nationaux, qui étaient déjà sous pression en raison des dépenses liées aux conséquences du changement climatique. Les pauvres sont les plus touchés, victimes de vivre dans des zones dangereuses et exposés à des risques climatiques et sanitaires importants.

Les dysfonctionnements se répètent de plus en plus, créant un désastre écologique. Les centrales nucléaires sont mal entretenues et plusieurs accidents majeurs se produisent, irradiant de vastes zones et provoquant des maladies mortelles. Les usines de production d’énergie fossile continuent de fonctionner, rejetant des quantités massives de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Les villes ont été transformées en mégalopoles étouffantes où la pollution de l’air était si grave que les gens ne pouvaient plus sortir sans masque. Les régions autrefois fertiles sont devenues des déserts stériles, et l’eau potable est devenue une denrée rare. Les populations ont été forcées de se battre pour leur survie, et les gouvernements ont répondu en instaurant des lois strictes pour réguler la consommation d’eau et la répartition des ressources. 

Les températures ont augmenté très rapidement, entraînant la fonte des glaces et l’élévation du niveau de la mer. Le niveau de la mer continue de monter, submergeant de vastes zones et entraînant des migrations massives de population. Les ressources en eau potable diminuent, créant des conflits entre les populations.

Tous ces mouvements provoquent des révoltes rassemblant des personnes de toutes classes sociales. Ils travaillent à la mise en place de technologies propres et à la promotion d’un mode de vie plus sain de la planète. Leur plan échoue et ne fait qu’aggraver la situation.

L’avenir de notre planète est incertain.

Selen Altun, 3D

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